Arrêt du tabac


L'un des principaux obstacles au sevrage anti-tabac est la difficulté qu'il y a, pour le patient, à supporter le manque (ce besoin de nicotine qui provoque énervement, irritabilité, impatience). Or, l'acupuncture a précisément pour effet d'éliminer le manque, si bien que le patient ne souffre, durant le sevrage, d'aucune perturbation nerveuse, la nervosité antérieure s'apaisant même souvent ; la régulation des automatismes tabagiques en devient elle-même plus facile. Le patient éprouve peu à peu une inappétence vis-à-vis du tabac, voire un dégoût (goût de carton ou de foin de la cigarette) ; il se produit parfois une légère prise de poids, facilement réversible et dur en fait à l'arrêt de l'amaigrissement ainsi qu'à la reprise de l'appétit (non pas à un mécanisme de frustration-boulimie, qui est empêché par l'acupuncture). Quant aux possibilités de rechute, elles concernent à peu près essentiellement des patients qui présentaient d'emblée des critères freinant le sevrage : pas d'arrêt total du tabagisme durant la cure, problèmes psychologiques, pression de leur entourage contre le sevrage, hyperactivité, absence de motivation, découragement dès les premières séances...
Pour tout patient réellement désireux de se sevrer, l'acupuncture a prouvé qu'il était possible d'adoucir nettement le syndrome de sevrage, voire d'en supprimer les effets parallèles négatifs. Car il ne s'agit pas seulement de soigner le problème de la dépendance à une substance nocive, mais aussi d'aller en profondeur traiter les facteurs (par exemple de régulariser le stress) ayant conduit au tabagisme. Le patient retrouve un organisme nettoyé mais aussi apaisé, libéré du besoin de fumer.